lundi 28 mars 2016

Rinpoche, aimeriez-vous être un maître?

J'aimerais être un maître si je pouvais réaliser que tous les différents phénomènes qui proviennent de l'esprit de sagesse sont la cause de l'omniscience. Si grâce à l'intelligence de sagesse, je pouvais comprendre toutes les différentes cultures de l'humanité, si je pouvais enseigner de manière impartiale à tous les différents disciples ou élèves en fonction de leurs facultés, avec ou sans système, avec ou sans jugement, au moment juste, temporairement pour les aider dans leur vie présente et ultimement pour les aider (à atteindre) l'éveil.
Mais j'ai bien peur qu'avant que je ne réalise la pure intelligence de sagesse, je la brouille avec l'intelligence superficielle et mondaine, d'où il résulterait que je ne sois pas capable d'enseigner clairement avec une réponse adaptée à leurs différentes capacités.

I would like to be a teacher if I could realize that all the different phenomena which come from wisdom mind are the cause of omniscience. If through wisdom intelligence I could understand all the different cultures of humanity, I could impartially teach to all the different disciples or students according to their faculties with or without a system, with or without judgement, at the right time, temporarily for the benefit of their present life and ultimately for the benefit of their enlightenment.
But I’m afraid that before I really recognize pure wisdom intelligence I might confuse it with superficial worldly intelligence and as a result not be able to teach clearly without properly responding to their different faculties.

(thinley norbu)

lundi 7 mars 2016

Sources suprême...

Malheureusement la plupart d'entre nous l'ont oublié et ceux qui s'en souviennent passent pour des fous...

lundi 29 février 2016

Bientôt, en juillet ou Aout (date à définir) venue du Ngakpa Karma Lhundup Rinpoché

Ngakpa Karma Lhundup Rinpoche est un ngakpa (un pratiquant et yogi laïque) de la lignée Nyingma du bouddhisme tibétain. Ses enseignements sont simples, directs, pleins d'humour et applicable à la vie de tous les jours.
Il est spécialisé dans le Dudjom Tersar, Les Trésors Du Nord (Changter) et les traditions de méditation Dzogchen. Il pratique différents rituels tibétains anciens, des rites et des cérémonies pour les vivants, les morts et pour après la mort.
Ngakpa Karma Lhundup Rinpoche fut reconnu comme la réincarnation d'un mahasiddha tibétain du XIXe siècle, nommé Wariktsel Thokme par Kyabje Hungar Dorje Rinpoche et Terton Kusum Lingpa Rinpoche. Mahasiddha Wariktsel Thokme fut l'un des disciples de cœur -l'un des principaux étudiants- de Do Khyentse Yeshe Dorje. Ses principaux professeurs sont Sa Sainteté le Dalai Lama, Kyabje Trulshik Rinpoche, Kyabje Taglung Tsetul Rinpoche, Kyabje Khamtrul Rinpoche Jamyang Dondup, Ngakchang Yeshe Dorje Rinpoche, et Lama Lungtog Gyalten.
Ngakpa Karma Lhundup Rinpoche parle couramment l'anglais. Il a voyagé de par le monde, créant des connexions avec des gens de milieux très différents. Rinpoche dit que lors de ses voyages, il « donne de simples enseignements, pratique des cérémonies et réjouit les gens par d'amusantes histoires tibétaines ».
L'humilité de Rinpoche n'est qu'une de ses nombreuses qualités.

samedi 20 février 2016

Mahasiddha Kukuripa



Kukuripa, un brahmane de Kapilavastu, perplexe devant les problèmes de

l'existence, en vint à placer sa foi dans le Tantra, choisissant ainsi le chemin de

la renonciation. Il commença sa vie errante en se dirigeant lentement vers les

grottes de Lumbini.

Un jour, sur sa route, il entendit un faible gémissement dans les buissons. En

fouillant, il trouva un chiot tellement affamé qu'il ne tenait plus debout. Prenant

cette créature en pitié, il la porta durant son voyage, partageant avec elle le

contenu de son bol de mendiant, se réjouissant de la voir grandir, devenir forte et

en pleine santé.

Les deux se tenaient souvent compagnie, et alors que Kukkuripa était dans la

récitation continuelle de son mantra, les douze ans passèrent très vite. Le yogi

atteignit ainsi les pouvoirs magiques de la prescience et de la vue divine. Les

dieux des trente-trois paradis sensuels le remarquèrent et l'invitèrent chez eux

pour célébrer ses succès. Il accepta l'invitation et se lança avec insouciance

dans une ronde sans fin de plaisirs et de festins.

Toujours sur terre, son chien dévoué attendait patiemment Kukkuripa, ne

cherchant sa nourriture qu'à proximité de la grotte. Concernant Kukkuripa, en

dépit de l'opulence, il n'avait pas oublié son cher compagnon qui lui manquait

cruellement. Il ne cessait de dire aux dieux qu'il devait s'en retourner, mais ces

derniers s'obstinaient à le persuader de rester. Un jour, depuis les paradis, il

regarda vers le bas et réalisa que sa fidèle chienne se languissait de lui. Le coeur

de Kukkuripa ne fit qu'un bond et il redescendit immédiatement du paradis pour

la rejoindre dans la grotte.

L'animal fut rempli de joie lorsqu'il vit Kukkuripa mais dès qu'il s'assit et

commença à gratter son endroit favori, il disparut, laissant place à une

magnifique dakini rayonnante. Elle le pria de surmonter sa tentation et lui

enseigna le moyen de réussir l'union symbolique des moyens habiles et de la

vue parfaite. Il atteignit bientôt l'état de la réalisation suprême et s'engagea pour

longtemps dans l'aide désintéressée. Le moment venu, il monta au paradis.

dimanche 14 février 2016

Les différents moyens d'échange avec Yeshé Össel Ling

Le groupe sur FB :
YOL sur FB

Le site :
Yeshé Össel Ling

Voilà, au plaisir de vous voir ;)

Dany "Gonpo Yeshé"

samedi 13 février 2016

Le don

C'est bien vrai... Comme il est dit aussi, résultat d'une discussion avec le grand rabbin de Strasbourg il y a déjà très longtemps, que si tu donne à quelqu'un qui n'est pas réellement un sdf, pu qui n'en a pas réellement besoin, donc qui te trompe, c'est pas toi qui démérite, au contraire. Alors donne sans arrière pensée, sans peur.

"Ma-ra-na-tha", "Ma-ra-na-tha", Ma-ra-na-tha"

"Ma-ra-na-tha", "Ma-ra-na-tha", Ma-ra-na-tha" Assis, immobile, le dos droit, la respiration calme et profonde, le groupe est en silence, mais intérieurement ce sont ces quatre syllabes que chacun prononce et répète, doucement, posément. Chaque lundi soir, une quinzaine de personnes se retrouve au Forum 104, à Paris - un "espace de rencontre culturel et interspirituel" fondé par les Pères maristes (1) - pour vingt-cinq minutes de méditation chrétienne après un temps de réflexion et de lecture d'un texte. "Maranatha" : ce mot araméen signifie "Viens, Seigneur !" Saint Paul avec ce mot conclut sa première lettre aux Corinthiens (16,22) et saint Jean son Apocalypse (22,20).
A l'origine, écarter la distraction
C'est Jean Cassien, à la fin du IVe siècle, qui introduisit l'usage d'un verset de prière dans le monachisme occidental. "Dans sa "Dixième conférence sur la prière", Jean Cassien décrit sa rencontre avec un Père du désert. Il demande à celui-ci de lui enseigner à prier, raconte le bénédictin Laurence Freeman. Le Père lui propose alors une prière où l'on prend un seul verset que l'on répète sans cesse, dans son esprit et dans son cœur." Pourquoi ? Pour calmer l'agitation permanente de notre esprit, qui zappe de pensée en pensée. Le mental a d'ailleurs été comparé à un arbre rempli de singes bruyants et sautant de branche en branche. Puissante image évocatrice d'une expérience intérieure bien réelle ! La formule répétée devient alors une méthode pour écarter toute forme de distraction et de pensée.
Puissant moyen de se rapprocher de Dieu
La formule répétée aide le méditant à tendre vers l'immobilité, le silence et l'attention. "Dire un mantra [ndlr : la formule répétée, dans la tradition bouddhiste et indhouiste], c'est commencer un voyage, ajoute le moine bénédictin. Maranatha est un mot plein de sens pour nous chrétiens, mais quand on commence à pratiquer la méditation, on ne pense plus à sa signification. Au début, on est interrompu en permanence par nos pensées. Puis, petit à petit, le mantra s'enracine dans notre cœur. L'expérience de la prière commence vraiment quand on se met à "l'écouter", nous. Cela nous conduit parfois à des expériences de pur silence, d'union avec Dieu. Quand cela arrive, c'est une grâce que Dieu nous donne."
La prière "respirée"
La prière du cœur, ou prière de Jésus, qui accompagne les chrétiens du monde orthodoxe, repose aussi sur la répétition d'une formule pour détourner les passions intérieures et les distractions : "Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur." Elle s'inscrit dans la tradition hésychaste - du grec hésychia : quiétude, contemplation, solitude - qui cherche aussi le silence et le cœur à cœur avec Dieu. Sa force est d'intégrer le corps et le souffle, c'est une prière "respirée". "Plus la prière s'intériorise, plus nous devenons sensibles à ce qui nous est le plus intérieur : le souffle", précise le frère carme Christophe-Marie Baudouin, auteur de "La Prière du cœur" (2) et pour qui cette tradition est devenue une aide à l'entrée en oraison. "Le ralentissement du souffle favorise le recueillement, poursuit-il. L'homme s'apaise, et en joignant la prière à la respiration, il lui est ainsi permis d'entrer dans la paix, l'hésychia."
L'essentiel est de se tourner vers Dieu
Malgré l'action progressive de la respiration et de la répétition pour faire lâcher prise au mental, les esprits occidentaux ont parfois du mal à quitter le sens des mots et la tentation de méditer "sur" les mots. Dans ses conseils pour la prière silencieuse, le dominicain Jean-Marie Gueullette invite ainsi le chrétien à choisir plutôt un seul mot : "L'idéal est de prendre le nom par lequel on s'adresse spontanément à Dieu dans la prière : Père, Abba, Jésus, Seigneur, Dieu, Kyrie, Adonaï" Sur le site de sa congrégation, le dominicain, animateur de sessions de prière silencieuse, précise le rôle de ce mot : "Le sens du mot n'a pas beaucoup d'importance, on ne le médite pas intellectuellement. L'essentiel est de se tourner vers Dieu par ce mot, en s'appuyant sur ce mot, comme le dit le Catéchisme de l'Église catholique : "Souvent répétée par un cœur humblement attentif, l'invocation du saint nom de Jésus est le chemin le plus simple de la prière continuelle." (3) Comme une canne pour quelqu'un qui a du mal à marcher, le mot n'est qu'un point d'appui pour rester tranquille en présence de Dieu. Étrange expérience, dans la méditation, que ces mots qui mènent au silence et au calme intérieur.

vendredi 12 février 2016

L'ego

Auto-hypocrisie et bon sens basique.


Il peut arriver qu'en étant réellement honnêtes envers nous-même -si on s'en laisse la possibilité- on se rende compte que l'auto-hypocrisie est toujours là, dans toute sa subtilité, inévitablement. Même si vous aviez une grande force, une grande volonté de surmonter cet obstacle, vous vous en rendriez encore compte. Il resterait encore une impression très vague mais très aiguë, délicate et pénétrante que quelque chose ne va pas.
Il s'agit du bon sens basique, toujours présent quoiqu'il arrive